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Profondeur Hors Gel : Calcul et Importance pour les Fondations

Quand on parle de fondations, le gel peut être un ennemi redoutable ! En hiver, l’eau contenue dans le sol gèle, se dilate et provoque des soulèvements qui fragilisent les constructions. Au printemps, le dégel entraîne des tassements irréguliers… et bonjour les fissures ! C’est là qu’intervient la profondeur hors gel : c’est la profondeur minimale à laquelle il faut creuser en vallées et plaines pour éviter ces désagréments. Qu’est-ce que la profondeur hors gel ? Comment la calculer et quels sont les risques d’une fondation non hors gel ? Suivez le guide.

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Comment calculer la profondeur hors gel selon la région ?

Des fondations bien conçues sont synonymes de stabilité et durabilité, en répartissant le poids du bâtiment sur un sol stable. La profondeur hors gel est donc indissociable de la solidité d’une construction.

1. L’altitude et le risque de gel  

Les fondations doivent toujours être situées sous la « profondeur hors gel » pour éviter les mouvements du sol liés aux cycles de gel et de dégel. Pourquoi ? Parce que lorsque le sol gèle, il gonfle. Et lorsqu’il dégèle, il se tasse, ce qui peut provoquer des fissures et fragiliser la structure.  

Cette profondeur varie selon les régions et l’altitude :  

  • 50 cm en zone tempérée ; 
  • jusqu’à 1 mètre en zone montagneuse.

Le DTU 13.1 (qui encadre les fondations superficielles) fixe les profondeurs minimales à respecter selon les zones climatiques. Avant de commencer un chantier, il est donc essentiel de vérifier les normes en vigueur !  

2. Le type de construction  

Toutes les constructions n’exercent pas la même pression sur le sol. Plus un bâtiment est lourd, plus ses fondations doivent être profondes. Par exemple :  

  • une maison à ossature bois, plus légère, nécessite des fondations moins profondes qu’une maison en béton ; 
  • une maison à étages demande des fondations plus solides qu’une maison de plain-pied ; 
  • une clôture ou un portail coulissant repose sur des charges beaucoup plus faibles qu’un mur de maison, donc les fondations seront plus superficielles.  

3. La nature du sol  

Le calcul de la profondeur hors gel dépend aussi de la surface du sol sur lequel repose la construction. S’il est stable et homogène, des fondations classiques suffisent. En revanche, si le terrain est composé de sols argileux, sablonneux ou inondables, il faudra creuser plus profondément pour éviter les affaissements.  

Comment savoir si un sol est adapté ? Plusieurs solutions existent :  

SolutionAvantage
Consulter le Plan de Prévention des Risques (PPR) disponible en mairie Informations officielles sur les risques locaux
Demander aux voisins quelles précautions ils ont prises pour leurs fondationsRetour d’expérience concret
Réaliser une étude géotechnique Analyse précise et professionnelle du sol

À noter : l’étude de sol est obligatoire dans les zones à risques (sismiques, inondables, argileux), mais certaines banques l’exigent aussi pour accorder un prêt immobilier. Son coût varie entre 800 et 2 000 € selon la complexité du terrain.  

Quelle application aux travaux de fondation ?

Les fondations sont la base de toute construction. Elles doivent être adaptées au terrain, au climat et au type de bâtiment pour assurer sa stabilité. Selon ces critères, on distingue deux grandes catégories de fondations : superficielles et profondes.

Fondations superficielles et profondes

Quand opter pour une fondation superficielle ? Les fondations superficielles (semelles filantes, semelles isolées ou radier) sont privilégiées lorsque le sol est suffisamment stable et homogène. Elles sont aussi plus économiques et rapides à mettre en œuvre que les fondations profondes ! Elles conviennent parfaitement :

  • aux maisons individuelles, surtout sur des sols compacts ; 
  • aux bâtiments légers, comme les maisons en ossature bois ; 
  • aux murs de clôture et portails, qui nécessitent moins de portance.

Nous arrivons aux cas particuliers des fondations profondes : lorsque le sol est instable ou que la charge de la construction est trop élevée, il faut aller chercher un sol plus porteur en profondeur. C’est là qu’interviennent les fondations profondes, comme les pieux ou les puits. Elles sont indispensables dans les cas suivants :

Obligations de fondations profondesPourquoi c’est important ?
Construction sur sol argileux, inondable ou sableuxLe risque d’affaissement est trop élevé.
Immeubles de plusieurs étagesLa pression exercée nécessite une base ultra-solide
Zones à forte inclinaison ou risque sismiqueLes secousses ou glissements de terrain exigent une meilleure ancrage au sol

Matériaux adaptés aux fondations hors gel

Les fondations hors gel doivent être constituées de matériaux capables de résister aux cycles de gel et de dégel sans se fissurer : 

  • Le béton armé : il est le plus utilisé, car il assure une résistance optimale aux charges et aux variations climatiques.
  • Le gravier et le sable : ils servent de couche de drainage sous les fondations, évitant ainsi l’accumulation d’eau qui pourrait fragiliser la structure.

L’idéal ? Une fondation bien drainée et renforcée, surtout dans les régions froides ! En effet, dans les zones soumises à des températures négatives, une bonne isolation des fondations permet d’éviter le retrait-gonflement du sol dû au gel. On privilégie : 

  • une isolation périphérique en polystyrène extrudé pour limiter les ponts thermiques ; 
  • un drainage efficace pour empêcher l’eau de s’accumuler et de geler sous la maison. ; 
  • une dalle flottante isolée pour protéger le sol intérieur du froid et réduire la consommation énergétique.

Fondation non hors gel : quels sont les risques ?

Construire sans respecter la profondeur hors gel peut avoir des conséquences désastreuses sur la stabilité du bâtiment : 

  • Soulèvement du sol par le gel : l’eau dans le sol gèle, gonfle et soulève les fondations de manière irrégulière, ce qui cause des déséquilibres.
  • Fissures et fragilisation des structures : le gel et le dégel provoquent des tensions qui entraînent fissures, affaissements et infiltrations d’eau.
  • Coûts supplémentaires en réparation : reprises de fondations, stabilisation du sol, correction des fissures… Ce sont des travaux lourds pouvant atteindre 10 000 à 40 000 €.

Profondeur hors gel : nos bonnes pratiques pour une mise en œuvre réussie

Une bonne préparation, c’est l’assurance d’une construction fiable et durable. Voici quelques règles à respecter pour la profondeur hors gel : 

ConseilsBonnes pratiques
Lire les cartes de profondeur hors gelVérifiez la profondeur minimale requise selon votre région (50 cm à 1 m selon le climat)
Suivre les normes en vigueurSuivez les recommandations du DTU 13.1 pour assurer la stabilité et la conformité des fondations
Adapter la mise en œuvrePrévoyez un bon drainage, utilisez des matériaux adaptés (béton armé, gravier) et soignez l’isolation thermique

Comment lire les cartes de profondeur hors gel ?

Les cartes de profondeur hors gel indiquent la profondeur minimale à laquelle creuser les fondations pour éviter les effets du gel. Elles sont généralement divisées en zones climatiques :

  • 50 cm en climat tempéré (vallées, plaines) ;
  • 80 cm à 1 m en altitude ou en zone froide.

Où les consulter ? Sur les documents techniques (DTU 13.1), en mairie, ou via les cartes de risques géologiques. La profondeur lue sur la carte est à la limite de deux zones ? Mieux vaut creuser plus profond par précaution.


Bien analyser son terrain, choisir la bonne profondeur et utiliser des matériaux adaptés : ce sont autant de clés d’une fondation réussie. Le calcul de la profondeur hors gel représente un petit effort en amont pour éviter de gros soucis plus tard ! Délivrez des constructions stables, solides et pérennes à vos clients.

Planifiez vos travaux de fondation dès maintenant en respectant la profondeur hors gel pour garantir la sécurité et la durabilité de vos constructions !

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